Respect de nos terroirs

Notre cheminement dans l'agriculture biologique est le fruit de notre engagement pour les valeurs du respect de la terre et d'une bonne compréhension de la biologie de nos plantes.  La culture de tout le Domaine est réalisée selon les règles de l’Agriculture Biologique certifiées ECOCERT (Organisme de certification agrée)

La reconquête n’a pas été facile et Il nous a fallu réapprendre les bonnes pratiques paysannes : prendre quelques risques, apprivoiser les soi disant "mauvaises herbes" pour en faire des auxiliaires précieux qui protègent, nourrissent et embellissent le vignoble, recréer les conditions favorables pour le retour des insectes protecteurs. Nous procédons aussi à un enherbement choisi, nous implantons un engrais vert (en semis direct) à l'automne pour nourrir le sol de l'azote capté dans l'air par les plantes (notamment la féverole) et restructurer le sols par le travail de leurs racines (notamment le radis ou le choux). Vulgarisées par le japonais Masanobu Fukuoka et redécouvertes en Alsace, ces techniques culturales simplifiées (TCS) constituent, à notre sens, un véritable renouveau de notre métier de vigneron.

L’entretien du sol est exclusivement mécanique et se fait par des labours superficielset des binages, au moyen de charrues à dents et de lames interceps pour maîtriser les plantes  présentes pour aérer et faire vivre le sol et  tous les organismes et microorganismes. Si nous pensons avec André Gorz que la mécanisation du travail permet réellement une amélioration des conditions de vie et une "libération du temps" des paysans, nous reconnaissons néanmoins que celle-ci connaît ses limites et un grand pan de notre activité demeurre manuelle : ainsi, le piochage manuel de nos pieds de vigne nous occupe un temps certain !

Au printemps et à l'automne, une préparation 500P ( bouse de corne préparée) pulvérisée vise à dynamiser le sol. Au cours de l'été, une plusieurs 501 (silice de corne) sont pulvérisées sur le feuillage.

La protection de la vigne se fait exclusivement par l’emploi à très faible dose de bouillie bordelaise (du sel de cuivre utilisé depuis plus de 100 ans)  et de soufre, ainsi que de tisane de prêle, de reine des prés, de consoude et d’ortie. Tout produit de synthèse est exclu.

Aller jusqu'aux vins naturels !

 Dans la continuité du travail viticole, il paraissaît évident d'aboutir à un travail minimal sur le vin visant à éviter les erreurs et conserver sa vitalité originelle . Nos vins ne sont ni chaptalisés, ni enzymés et fermentent avec leurs levures indigènes.

Les vins rouges sont éraflés, macèrent pendant une quinzaine de jours et sont élevés uniquement en cuve inox avec en générale un seul soutirage après décuvage.

Le vins blancs sont pressés lentement, débourbés à froid et sont élevés tantôt en cuve, tantôt en fûts.

Concernant le sulfitage des vins : certaines cuvées sont sans sulfites ajoutés. D'autres, avec très peu. Mais de manière générale, tous les vins contiennent moins de 20mg/l de dioxyde de soufre.

Ces vins peuvent parfois surprendre par leur "atypicité" mais c'est justement là leur principal attrait : loin de participer à une uniformisation du monde du vin, nous participons à un mouvement d'une plus grande ampleur qui vise à sortir les "choses naturelles" de leur inféodation à la domination par la technique de l'Homme.